Comment la blockchain permet de lutter contre la contrefaçon

La blockchain peut prendre forme dans différents secteurs. En effet, elle peut trouver une application dans le domaine de la finance, de l’assurance, de la santé, de la distribution, des transports, de l’énergie ou encore de la propriété intellectuelle.

Blockchain et contrefaçon

Pour de nombreux acteurs, des produits sont sujets à contrefaçon. Pour autant, l’authenticité est un facteur indispensable à garantir au consommateur. En effet, tous les produits contrefaits sont susceptibles de représenter un danger pour la santé et la sécurité des consommateurs. Tous les secteurs sont aujourd’hui affectés par la contrefaçon et la tendance ne fait qu’augmenter. En témoigne l’UNIFAB dans son dernier rapport moral* avec une croissance de 15% des saisies en Europe pour 2017.

La blockchain présente ainsi un avantage indéniable pour la confiance et la relation client / marque. En permettant notamment d’enregistrer des informations d’identification et surtout de les vérifier, la blockchain offre une véritable traçabilité. Ainsi, l’intérêt existe pour l’entreprise qui pourra contrôler au mieux ses produits et les différencier des contrefaçons. Mais le consommateur y trouve également un intérêt quant à la garantie de l’origine du produit.

Des cas d’usage variés de la blockchain

De nombreux secteurs tirent pleinement profit de la blockchain pour assurer une parfaite traçabilité des produits avec des applications spécifiques. Elle permet notamment à des acteurs qui ne se connaissent pas et qui ne se font pas confiance d’échanger des données sensibles. De plus, ces données sont échangées dans un cadre sécurisé. La supply chain représente un cas d’usage idéal. En effet, en tant que grand registre numérique, la blockchain permet de conserver l’historique de distribution des produits. Cet historique est représenté par les transactions ayant lieu à chaque étape depuis le fabricant, jusqu’à la commercialisation.

Jusqu’à présent, il était difficile de visualiser l’ensemble de la chaîne et de s’assurer de son intégrité. En effet, les informations n’étaient pas partagées de bout en bout. La blockchain apporte donc une réponse à ce manque de transparence. La traçabilité est ainsi employée dans l’agroalimentaire avec des produits sensibles comme le lait ou la viande. Mais ces moyens s’appliquent également sur des produits fortement affectés par la contrefaçon tels que les grands vins et les objets de luxe ou encore les pierres précieuses.

La traçabilité, un outil de lutte performant grâce à la blockchain

Les outils utilisés sont ainsi très similaires d’un secteur à un autre puisqu’il s’agit ici de traçabilité au sens large. Dans les faits, si pour un poulet fermier toutes les données, depuis sa naissance jusqu’à l’abattage et sa commercialisation sont enregistrées dans la blockchain, on peut appliquer la même démarche pour tout objet ou produit. En effet, la blockchain est déjà utilisée depuis quelques années pour la certification de diamants et de pierres précieuses. Ainsi, grâce à la création d’un registre universel par Everledger, chaque pierre ou diamant est notarisé dans la blockchain. De nombreux éléments de traçabilité y sont ainsi enregistrés. On retrouve notamment le nom du propriétaire, le numéro de série qui est également gravé au laser sur la pierre, et toutes les données relatives : taille, couleur, pureté, etc ..

Toutes ces informations sont ainsi stockées dans la blockchain et restent accessibles par de nombreux organismes. L’intérêt est multiple puisque cette inscription permet de certifier l’authenticité du produit depuis son extraction jusqu’à son premier acquéreur. Mais cela permettra également d’attester de sa qualité et de son originalité sur le marché de la seconde main.

La blockchain comme outil de probation

La traçabilité peut néanmoins atteindre ses limites dans le cas de contrefaçon par imitation. En effet, elle ne présente plus de réel intérêt puisque la contrefaçon ne se caractérise pas ici par une copie identique mais par un produit similaire. Cet état de fait porte ainsi atteinte aux droits de propriété. La blockchain peut alors servir dans ce cas d’outil de probation afin de garantir et de certifier la titularité des droits. Pour cela, il est nécessaire au titulaire des droits d’inscrire sa propriété dans un registre au sein de la blockchain. De par ses caractéristiques, la blockchain peut faire ainsi office de pointeuse et faire valoir les droits du titulaire en cas de contentieux.

Nous pourrions évoquer de nombreux autres cas d’usage de la blockchain permettant de garantir et certifier l’authenticité d’un produit ou de la propriété intellectuelle. De plus en plus d’acteurs mondiaux de tous secteurs utilisent la blockchain comme outil de probation et de traçabilité. La blockchain permet ainsi de faire face à la croissance de la circulation de produits contrefaits. Grâce aux propriétés intrinsèques de la blockchain, toutes les données inscrites peuvent ainsi être accessibles et corroborées si besoin, par les acteurs concernés, toujours dans le même souci d’authentification afin de lutter contre la contrefaçon.

Conclusion

Il est cependant primordial de rester concentré sur la priorité : le business. La blockchain, bien que disruptive ne reste qu’une technologie et il est contre productif de vouloir faire “de la blockchain à tout prix”. C’est en ce sens que s’inscrit la démarche de chainHero. A travers lean-blockchain, nous utilisons toutes les techniques d’audits et d’idéations (design thinking, lean startup, analyse SWOT, Pestel, Value stream mapping, etc…). Cela permet d’identifier les painpoints les plus aigus auxquels la technologie Blockchain apporte une réponse et un gain immédiat. Nous intervenons grâce à nos équipes d’ingénieurs tout au long du cycle de vie du projet, du conseil, à l’idéation, mais également à la phase de développement ainsi que la mise en production et le suivi.

*https://www.unifab.com/wp-content/uploads/2018/08/Rapport-Moral_2018_Unifab_FLIPBOOK.pdf

Publié par Jérémie Boutin